L’approche animale sous l’œil avisé de Carole Allamand

Le jeudi 28 novembre, l’écrivaine et professeure de Zoopétique et de littérature française Carole Allamand est venue en visite depuis les Etats-Unis au lycée agricole de Levier. Elle nous a renseigné sur sa passion pour les animaux qui l’a menée à l’étude de la zoopoétique.

https://www.rts.ch/play/radio/entr e-les-lignes/audio/carole- allamand-la-plume-de- lours?id=4709779

Carole Allamand a toujours eu un grand faible pour les animaux, elle connaît principalement les ours du fait que l’Amérique en est très peuplée. Elle s’y est intéressée à cause d’une anecdote : « Mon amour de l’ours a une origine assez amusante. Quand je suis arrivée aux États Unis dans l’état de New York, je faisais du VTT et catastrophe ! Des ours noirs ! J’ai commencé par avoir très peur, parce que j’avais cette image fausse de l’ours agressif qui vous dévore si vous vous trouvez entre une femelle et son ourson. J’avais tous ces mythes dans la tête et ça a fini par me paralyser. Je n’osais plus sortir dans la forêt. C’était encore l’époque des cassettes vidéo alors je suis allée au vidéoclub pour louer des cassettes de National Géographic sur les ours. j’ai également lu des livres et j’ai compris que cette réputation de l’animal sauvage, sanguinaire et dangereux était complètement fausse. 

L’ours noir est végétarien et n’est pas un prédateur de l’homme car c’est un animal timide et nocturne qui cherche à l’éviter. ». De ces lectures est née une véritable passion pour cet animal. Aujourd’hui, Carole Allamand fait partie d’une association qui lutte contre la chasse à l’ours, une chasse particulièrement cruelle puisque c’est une chasse au trophée. 

« C’est le combat qui a déterminé mes intérêts professionnels… ».

A partir de son combat pour les animaux, Carole s’est intéressée à la zoopoétique qui est l’étude de la représentation animale dans la littérature. La séparation entre l’homme et l’animal a une origine biblique. Dieu a fait l’homme à son image et les animaux sont donc des créatures inférieures. Mais les animaux ne sont pas aussi idiots qu’on le pense. Les zoopoéticiens les trouvent fascinants et ont donc un grand respect pour eux. Les dernières découvertes scientifiques ont d’ailleurs montré que l’être humain n’est pas le seul doué de raison, de sensibilité et de moralité, les animaux aussi. Des études ont été faites sur deux rats placés dans une grande cage séparée d’une vitre. L’un reçoit une récompense, s’il la prend, l’autre rat se fait électrocuter. Au bout de quelques essais, le premier rat refuse la récompense car il comprend que son plaisir inflige la douleur de l’autre. Ce qui est l’essence de la moralité, c’est-à-dire de ne pas faire passer ses besoins avant ceux des autres ! Voilà de quoi nous faire réfléchir, nous humains, et surtout nous futurs professionnels dans le monde du cheval.

Erwan

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